Un conte comme on en rêve, sur l’enfance, sur l’adolescence, avec la cruauté vive qui soudain peut éclater et tout faire basculer dans les bandes d’enfants d’un petit village.
Un conte en noir et blanc avec une touche d’un manteau rouge, comme cette touche qui crevait l’écran de La liste de Schindler au milieu de la foule des camps.
Un conte en deux parties pour dire que jamais tout est fini, que jamais l’impossible dominera tout une vie.
Pour la petite histoire, Le Signe de la lune a déjà été écrit et dessiné en 1995 par Enrique Bonet. Quelques 24 pages à quelques exemplaires, tombées dans l’oubli jusqu’au jour où Enrique Bonet en reparle avec José Luis Munuera. Pris par l’histoire, il propose un travail de réadaptation que nous découvrons aujourd’hui. Comme quoi, dessiner Spirou peut ouvrir les portes d’une belle réussite !
La fausse douceur du graphisme sait nous piéger comme seul un conte peut le faire pour nous amener, ailleurs, au-delà de nous-même. Ces 130 pages dans un grand et beau format, savent redonner vie, pour notre plus grand plaisir, aux vieilles légendes des campagnes espagnoles ! Superbe !
Le signe de la Lune, (S : José Luis Munuera, Enrique Bonet; D : José Luis Munuera), Dargaud collection” Long Courrier” octobre 2009, 130 pages
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