Deuxième complainte de cette triologie qui s’annonce comme une oeuvre majeure sur la Guerre de 14-18.
Cette guerre est devenue un “lieu commun” de la littérature et de la BD… mais l’univers déployé par Kris (scénariste d’un Homme est mort et des Coupures irlandaises : c‘est dire la qualité de son travail et l’exigence de ses albums) a le respect de la vie quotidienne des tranchées, de ses tournades aussi soudaines que sanglantes, tout en tissant une épopée à hauteur d’hommes en un style littéraire qui prend parfois des accents dignes d’Hugo ou de Malraux.
Avec cette deuxième complainte de Notre mère la guerre, il confirme son extraordinaire travail !
La virtuosité du style graphique Maël fait merveille tout au long des 62 planches de ce nouvel album en un lavis en aquarelles sublimement gris et maussade. Ce qui n’est pas rien ! Une émotion forte s’en dégage nous plongeant dans le regard abassourdi de ces hommes.
Troublant, fascinant !
Notre Mère la Guerre (T.2 “Deuxième Complainte”) (S : Kris; D : Maël) chez Futuroplis en septembre 2010, 64 pages au format 22,5×29
















